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| english Goro Nemo! Signez la petition! L'usine du Sud en 8 points... |
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Communiqué 08-04-2006 Je réponds aux attaques qui nous ont été adressées et voudrais éclairer les sympathisants et la population. A propos de la table ronde demandée par Rhéébù Nùù, le Haut Commissaire, la Province Sud et Goro Nickel l’ont transformé en tribunal pour le jugement des actions de Rhéébù Nùù, et de tribune pour ceux qui veulent coûte que coûte la construction de l’usine poubelle industrielle de Goro-Nickel. La classe politique indépendantiste et non Indépendantiste a fait corps comme un seul homme pour défendre ce qu’ils considèrent comme leur chasse gardée à savoir l’accord de Nouméa ainsi que les notions républicaines de majorité, minorité et représentativité. Pour les loyalistes, on dira que c’est normal, mais pour les leaders indépendantistes, il y a vraiment un constat grave sur leur incapacité à innover et à articuler « Identité Kanak et droits autochtones ». Quel est le projet de société d’un Pascal, Adolphe, Victor ? Est-ce qu’ils ne sont pas en train d’être « plus blanc » que les blancs (occidentaux) ? Et de quel droits, et au nom de quelles représentativités, Pascal, Charles W. et leurs partis se permettent-ils de nous juger, nous qui parmi les fils et filles de cette terre du Sud, avons décidé de la défendre, coûte que coûte, parce que nous estimons que c’est notre devoir et notre droit ? Mais où as t-on vu des Kanak condamner d’autres kanak qui se battent pour leur terre, en dehors des pires moments de l’histoire coloniales ? Je rappelle que nous sommes pour l’arrêt du projet actuel et que par conséquent Gomes, Inco doivent revoir leur projet que nous jugeons aujourd’hui inacceptable. Je confirme que sur les 300 personnes kanak qui ont travaillé sur le site de Goro-Nickel en provenance des tribus de YATE, de l’île Ouen, de l’île des Pins, du Mont-Dore, 80% se situent dans le combat de Rhéébù Nùù. Si l’objectif de l’ETAT, de la province Sud et de Goro-Nickel est d’anéantir Rhéébù Nùù et en admettant qu’ils y arrivent, sachez que la lutte continuera sous d’autres formes. Le président et le secrétaire général de Rhéébù Nùù, tant qu’ils seront à la tête de l’organisation, sont en mesure de gérer une sortie de crise raisonnable avant de rejoindre le Palais de Justice. Je demande au haut-Commissaire de mesurer la situation avec lucidité et en dehors des cris d’excitation des élus. En effet, où c’est l’escalade avec l’intervention permanente des forces de l’ordre et nous ne répondons de rien. Où on observe une trêve pour rechercher une solution négociée sur le fond. Monsieur Gomes, doit également cesser ces mensonges et son discours mystificateur et démagogique. Nous connaissons son parcours à la tête de l’Adraf territorial où des millions et des millions ont disparus selon le rapport de l’inspection général. Nous connaissons sa date d’arrivée en 1989 à la commune de La Foa où il est arrivé sans fortune et héritage et sa fortune actuelle qui lui vaut d’être le patron de la société Spot laquelle a eu le marché de climatisation à Goro-Nickel. Nous avons été présents dans les 4 réunions (9/10/04 ; 03/05 ; 04/05 ; 26/11/05) et Gomes n’a jamais tenu parole. Il est clair depuis 2002 mais surtout 2003 que l’inacceptable pour Rhéébù Nùù et la tribu de Goro, c’est le rejet en mer des métaux lourds. Goro-Nickel et Gomes ont patiemment tenté de contourner ce verrou, en invoquant les études scientifiques à venir et fameux principe de précaution appliqué à l’envers. La contre-expertise imposée par Rhéébù Nùù en mars et avril 2005, devait rendre son rapport en juillet 2005. Il n’en est toujours rien ! Les experts du CEREGES n’ont jamais rencontré Rhéébù Nùù et GOMES refuse que nos représentants participent au comité de pilotage des travaux de la contre expertise. Où sont la transparence et l’honnêteté d’un Philippe GOMES, président de la Province Sud ? Nous avons centré nos positions sur les métaux tout en demandant le respect des normes sur les rejets atmosphériques et l’application des normes de sécurité ISO 9001 et ISO 14001 et SEVESO II, la question des secousses sismiques… Depuis octobre 2004, quatre seules réunions ont en lieu, pour minimiser la portée des contre propositions de Rhéébù Nùù sur ces sujets et laisser construire l’usine dont l’autorisation ICPE est devenu obsolète. Par ailleurs a quand, le jugement du Tribunal administrative annoncée le 1er février 2006 pour les semaines à venir ? Il appartient à Philippe GOMES de retirer son arrêté ICPE et de relever les exigences environnementales à un niveau crédibles. Il appartient au FLNKS de relever le défi de l’instauration d’un fond patrimoine géré par les chefferies Kanak. Rhéébù Nùù salue l’engagement du CAUGERN et des Sénateurs dans ce combat pour le respect de notre environnement et la défense de notre patrimoine. La mobilisation devra durer des semaines et des mois s’il le faut, mais nous devrons décrocher la reconnaissance de nos droits. Mobilisons nous !
Le Secrétaire Général MAPOU Raphaël
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