|
| english Goro Nemo! Signez la petition! L'usine du Sud en 8 points... |
|
Pourquoi on en est arrivé là? Cela fait plus de douze jours que nous avons mis en œuvre l’opération « Blocus de Goro-Nickel » Depuis beaucoup de citoyens nous ont fait part de leur désaccords sur la méthode utilisée ou le choix des Moyens. Nous avons décidé du choix du Blocus par les engins, tout simplement parce que c’était la solution la moins violente mais la plus spectaculaire. Nous voulions réveillez et interpeller la conscience des Kanaks et des Calédoniens sur la construction de cette usine poubelle Industrielle. Sur le thème de la violence, nous interrogeons « Y a-t-il une différence entre les violences autour du CPE en France et ce que nous avons fait ici ? Pour changer les lois et décisions institutionnelles, quelles solutions avons-nous ? Il y a le pouvoir de la rue, de l’action du terrain. C’est ce que nous avons choisi après avoir tout essayé, le Tribunal Administratif, les discussions intelligentes ect… Nous n’avons pas manqué les quatre seules réunions de la commission Provinciale de l’environnement programmées depuis octobre 2004. Les comptes rendus l’attestent. Nous avons décidé d’agir ce mois d’avril parce que c’est maintenant et pas dans un mois ou dans six mois qu’il faut tout faire pour tenter de rectifier la trajectoire de ce projet. L’action a été rendue nécessaire parce que Gomes n’a pas tenu les engagements pris publiquement. Il s’agit notamment du point n°2 du cahier des charges et le rapport de la contre-expertise sur les métaux lourds dans le milieu marin devait nous être présenté en juillet 2005. Nous avons acté le faite que la conclusion d’un an de discussion sur la contre expertise, n’aboutit à aucun résultat. Rhéébù Nùù n’a jamais rencontré les experts suite aux consignes de la province Sud. Nous avons aussi acté le faite que la Province Sud et Inco nous enferment dans des cadres de discussion verrouillée. Les 4/5 des participants au Comité de pilotage ou à la Commission Provinciale de l’environnement sont soit des élus, soit des fonctionnaires. Les choix technologiques sont tous verrouillés au départ par Inco et ce que Philippe Gomes fait depuis 2005, c’est de l’accompagnement sans contrainte du projet Goro-Nickel. Nous avions proposé qu’il y ait une prise en compte spécifique des chefferies du Sud et de leurs préoccupations, ce qui a été refusé par Gomes et le président de l’aire Djubéa Kapone Mr Hilarion Vandegou. Pour une sortie correcte de ce conflit, les responsables de Rhéébù Nùù estiment que les solutions sont simples et transparentes. Il appartient à Philippe Gomes d’annuler son arrêté ICPE et d’appliquer les normes environnementales reconnus dans le monde. Il appartient aux élus dont ceux du FLNKS d’étudier les propositions et de donner une réponse honnête aux chefferies en reconnaissant les droits autochtones et la mise en place d’un fond patrimoine.
A propos du Rejet en mer de métaux lourds
La province Sud s’abrite derrière l’expertise scientifique d’INERIS pour justifier de ses choix, lesquels sont orientés par le critère « économiquement viable » défini par Inco pour garantir un coût opératoire à 1$US/livre Ni (rentabilité maximale). Ce qu’il faut savoir :
- INERIS a travaillé sur la base d’un cahier des charges rédigées par INCO. Nous estimons que si le cahier des charges de cette expertise avait été rédigé par un organisme indépendant, il y aurait eu non pas 38 recommandations mais 100 recommandations.
INERIS a préconisé deux solutions technologiques pour un recyclage complet de l’eau polluée de l’usine et éviter qu’elle soit déversée dans l’Havannah. Rappelons également, que le rejet en mer prévue par INCO est unique dans le monde. QNI à Yabulu et en Australie recycle totalement l’eau de son usine depuis 1999. Rhéébù Nùù a exigé une contre-expertise finalement acceptée par la Province Sud après la mobilisation de Février 2005. Le CEREGE Institut Français proposé par P.GOMES, n’a pas tenu les engagements pris publiquement par ce dernier. Aucun rapport sur les métaux lourds n’a été déposé en juillet 2005. Il est de notoriété publique que ce rapport est jugé capital par Rhéébù Nùù. Sur les questions environnementales et de sécurité, la seule étude sérieuse et globale faite est celle du Bureau d’Etude SYNDEX, laquelle conclut son rapport en préconisant le recyclage complet de l’eau industrielle, seule solution qui « ….doit être mise en œuvre immédiatement en application du principe de précaution référence universelle et partagée par tous ». Pour Rhéébù Nùù, la seule conclusion qui s’impose aujourd’hui est le « Recyclage complet de l’eau polluée et industrielle » de l’usine chimique de GORO. Le reste n’est que barra tin et tromperie de la population sous couvert de « recherches scientifiques » Le Comité Rhéébù Nùù
|