english            Goro Nemo!            Signez la petition!            L'usine du Sud en 8 points...
Accueil
Actualité
Dossiers
Poème
Forum
Gallerie photo
Liens
Contactez-nous
Aidez-nous

Communiqué suite à Djii Djarù 2006 - 18 juillet 2006

La parole du Grand Chef ATTITI Charles père fondateur de notre mouvement a été rappelé au pied de GÖÖ VARE KAN : « Le totem est un appel à la discussion. Si Goro-Nickel ne veut pas nous comprendre, il faut discuter devant le totem. Il n’y a pas de refus si on communique, si on respecte notre culture, si on reconstitue ce qui sera détruit. Mais il y a un problème fatal s’il n’y a pas de respect de l’homme et de l’environnement » - propos cités page 6/19 au chapitre 8-Tome 3 –volume 3 -études d’impacts du projet Goro Nickel N°2.

Le verdict du Djii Djarù et de GÔÔ VARE KAN est sans appel : Le projet Goro Nickel N°2 doit coûte que coûte être stoppé et la négociation sur un éventuel projet N°3 doit se poursuivre avec les institutions de la province Sud, de la Nouvelle Calédonie, et de l’Etat Français.

Nous lançons un ultimatum à INCO la société mère de Goro Nickel, transnationale et nouveau géant mondial du Nickel avec la finalisation de son OPA sur Falconbridge ou futur nouveau géant de l’industrie des métaux avec son absorption par Phelps Dodge.

RHEEBU NUU exige que les travaux soient stoppés avant le 24 septembre 2006 . Dès maintenant s’ouvre pour les autochtones et les citoyens du pays, une nouvelle phase de « remobilisation ». Chaque autochtone et citoyen du Sud et du Pays est appelé à mener une « guerre sans mercie » et sans complexe au projet N°2, dans le nouveau contexte de la militarisation du site et dans le respect de la loi.

Le Projet N°3, devra être un projet sans les rejets de métaux lourds en mer dans l’Havanah et qui respecte toutes les normes et règles environnementales applicables en France, en Europe et dans le monde. Avec l’application stricte du principe de Précaution et de la charte constitutionnelle. Au delà de la loi de congé fiscal absolu (zéro impôt pendant 15 ans) accordé par la Nouvelle Calédonie, INCO devra acquitter au prorata des tonnages de Nickel et cobalt extraites, une taxe correspondante à la valeur patrimoniale de ces richesses appartenant au Pays.

Par ailleurs, il est demandé à l’Etat Français dès à présent d’annuler la défiscalisation Loi Girardin accordé au projet N°2, lequel n’a jamais respecté les règles et normes environnementales et d’exiger le remboursement des tranches versées. Pour tout nouveau projet, l’aide de l’Etat Français doit se faire au profit du Pays et de ses collectivités qui devraient obtenir grâce à l’aide financière apportée d’une part par l’Etat et d’autre part par la Nouvelle Calédonie, plus de 35 % du Capital de Goro Nickel. Rappelons que l’Etat Français a cédé en 1991 pour 5 frs la tonne de minerais, à INCO le « gisement –diamant de Goro ».

Le projet N°3 pourrait finalement, si les conditions environnementales ne sont pas réunies ne devenir qu’une entreprise d’exportation de minerais latéritiques à des niveaux acceptables ( 1,5 millions de tonnes humides par an) pour le pays, pour une vingtaine d’année. Nous refusons en effet que notre grand sud ne soit un laboratoire pour multinationale et estimons que le projet Goro Nickel N°2 apportera plus d’inconvénients que de réels avantages.

Ainsi, devant plus de 300 personnes réunis à la maison commune de GORO après les cérémonies au “bois tabou”, le bilan d’un mois de discussion avec Goro Nickel et la province Sud a été dressé. Et au delà des discussions qui se sont tenues sur la remise à plat du dossier environnemental et concernant les conditions de lancement d’une nouvelle étude d’impact environnemental, les autochtones et les citoyens du Sud sont choqués par :

- La militarisation du site de Goro et de la région de Yaté - recrutement de près de 200 vigilants, près de 100 chiens et maîtres chiens, société internationale de sécurité ( anciens militaires), escadron de gendarmerie dans l’enceinte de l’usine, logé et nourri.

- L’arrivée et l’utilisation à tout va, des travailleurs philippins.

- La montée en puissance de la construction en dépit de la décision du Tribunal Administratif du 14 juin 2006 d’annuler l’arrêté ICPE de la Province Sud et en profitant du nouveau climat instauré par la table ronde , comme si un nouvel arrêté ICPE était d’avance,une chose acquise pour la compagnie.

Au sortir de la deuxième table ronde du 12 juillet, INCO sûre de la puissance de ses nickel-dollars annonce sa nouvelle stratégie politique “ la réalisation d’un pacte citoyen” autour de son projet “poubelle industrielle et pillage économique” du Sud. Nous rappelons à ceux qui ont la mémoire courte qu’en 2003 , 2004 et 2005, Laurent CHATENAY a sillonné le Sud pour mettre en place avec de gros moyens le comité de “bon voisinage”. Nous rappelons aussi qu’au cours des dernières élections provinciales en début 2004, Goro Nickel a essayé de peser sans réussir sur le choix des électeurs ,à travers une publicité outrancière vantant les mérites de son projet.

A l’issue de la deuxième table ronde, la délégation menée par le CAUGERN a fait des propositions :

1/ ouvrir une discussion urgente pour déconnecter le dossier Prony-Energie du dossier de l’usine hydrométallurgique. Ce qui signifie, examiner toutes les composantes et les infrastructures communes pour sortir la centrale thermique du chantage exercé par Goro Nickel. Par ailleurs, nous continuons à exiger le respect des normes environnementales de rejet pour cette centrale.

2/ organiser rapidement une réunion de la commission minière communale pour prendre les mesures visant à stopper la pollution émanant de l’effondrement du test minier et stabiliser toutes les nombreuses sources de pollutions actuelles.

3/ poursuivre l’examen de l’accord - cadre traitant des relations entre la Province Sud, Gouro Nickel et Rhéébù Nùù-Caugern.

4/ suspendre les travaux en attendant que soient précisé le cadre dans lequel doit s’inscrire le projet N°3. Suspendre également la militarisation du site des travaux.

5/ une médiation internationale sous l’égide de l’ONU devrait s’imposer.

Les positions adoptées par Goro Nickel à ces deux tables rondes ont rendu caduques toutes possibilités de discussions. Et devant tant d’arrogance de la part d’une multinationale à qui le grand tapis rouge a été déroulé, la parole du « GÖÖ VARE KAN » sifflera dans les plaines du Sud pour dire « stop au projet d’usine poubelle-industriel».

Le secrétaire général et Le Président


Accueil | | Actualité | Agenda | Dossiers | Photos | Poème | Liens | Nous contacter | Nous aider