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| english Goro Nemo! Signez la petition! L'usine du Sud en 8 points... |
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COMMUNIQUE du 30 décembre 2006 A quelques heures du jour du Nouvelle An, le Président et le bureau du comité RHEEBU NUU ont le plaisir de présenter aux journalistes et aux médias, ainsi qu’à tout les citoyens, autochtones et défenseurs de l’environnement, nos meilleurs vœux de bonheur pour la nouvelle année 2007. Après 4 jours d’intenses activités sur le sujet du Reféré déposé par Rhéébù Nùù demandant la suspension de l’arrêté prise par Monsieur Philippe GOMES président de la Province Sud le 27 novembre dernier, ordonnant à Goro Nickel de poursuivre les travaux sur le bassin de la Kwè ouest, alors que devait prendre effet ce jour là, la décision du TGI de PARIS ordonnant l’arrêt des travaux de réalisation de ce bassin de stockage des résidus de l’usine, le juge des référés a rendu sa décision ce jour, 30 décembre à 11 heures. Le juge Monsieur IBO , considérant que « l’urgence »( l’une des deux conditions à remplir) n’est pas justifié dans notre recours et sans à avoir eu à statuer sur le « doute sérieux portant sur la légalité de l’arrêté »(la deuxième condition à remplir), a rejeté notre recours après avoir également rejeté les prétentions de Goro Nickel et de Monsieur Gomes. En d’autres termes, le juge du T.A. après avoir pris le problème à bras le corps, a accouché d’une décision « sans grand intérêt pour nous autochtones qui subissons la pollution minière depuis des décennies » puisqu’il s’est contenté de nous répondre « qu’il n’est pas urgent » de statuer sur un arrêté provincial de police minière et a fait abstraction de la question de la « non-urgence » (au moment de l’entrée en application de l’ordonnance ) des travaux décidés par la Province qui sont partie intégrante du chantier que le TGI de Paris considère comme illégaux. Il a fait également abstraction d’ un argument essentiel développé sur place par Rhéébù Nùù, à savoir que « l’urgence » aujourd’hui imposerait que la Province Sud prenne d’autres mesures de police minière pour contenir toutes grosses pluies ou cyclone qui interviendrait entre ce jour 30 décembre et la fin du délais donné par l’arrêté provincial , à savoir le 15 février 2007. Nous proposons aux élus de la Province Sud de nous rendre sur le site de Goro Nickel à l’occasion des prochaines grosses pluies. Car finalement ce qui est le plus « anormal » , c’est que cet arrêté de police minière est vraiment l’un des rares, peut-être l’unique pris par l’autorité compétente depuis 1959 et elle est prise pour protéger un industriel qui n’est pas capable de « gérer son chantier dans le respect des règles de l’art et en bon père de famille » comme le dit la même réglementation. Et pourtant, à Goro depuis 1999 et partout ailleurs sur les mines, il y a des dizaines de catastrophes écologiques chaque année. Rappelons enfin que l’année 2006 –intense sur le plan judiciaire- avait commencé en janvier par le rejet d’un recours en référé par le tribunal administratif de Nouméa portant sur l’arrêt du chantier Goro Nickel. Que ce même T.A. a ensuite annulé l’arrêté ICPE le 14 juin 2006 . Que depuis, la province Sud, a utilisé toutes les facettes tantôt de la réglementation de l’urbanisme (permis de construire), tantôt des ICPE et aujourd’hui de la réglementation minière. Le comité RHEEBU NUU poursuivra ce dossier au fond, pour que la juridiction administrative ou pénal donne enfin sa lecture sur cette législation minière dont l’application ou la non application a fait tant de mal à nos forêts, nos rivières et notre lagon depuis la seconde guerre mondiale. D’autres rendez vous sont déjà prévus pour le 02 janvier au tribunal de Nouméa où nous sommes attaqués pour diffamation contre RENTON et le 11 janvier au tribunal d’appel de Paris.
Raphaël MAPOU |