|
| english Goro Nemo! Signez la petition! L'usine du Sud en 8 points... |
|
COMMUNIQUE du 28 mars 2007 COMMUNIQUE Alors que les grandes multinationales du Nickel et des métaux se sont largement exprimées publiquement sur leurs projets présents et futurs sous l’oeil très intéressés de Messieurs Leroux, Martin et Gomes, le comité Rhéébù Nùù entend par présente apporter publiquement ses positions : Non, il n’y a pas de place pour trois nouvelles usines au Sud, au Nord et à l’Est. dans une si petite île - la Kanaky Nlle Calédonie- fragile écologiquement, déséquilibrée humainement et politiquement ! Il n’y a de places que pour deux usines, l’usine de Doniambo (SLN-Eramet) et l’usine du Nord du Koniambo. L’usine du Sud appelée Goro Nickel n’a pas sa place dans un schéma d’aménagement cohérent de notre pays. Sa construction qui dure depuis fin 2001, a déjà occasionné des dégâts inestimables et « for ever » sur notre biodiversité terrestre et marine. A plusieurs reprises, la possibilité matérielle et l’opportunité a été offerte à l’industrielle (d’abord Inco puis CVRD), à la province sud ou à l’Etat Français de stopper les travaux qui ne bénéficient pas des autorisations administratives -ICPE ou permis de construire- normalement exigées. Ainsi, la construction de l’usine se poursuit alors que depuis l’annulation de l’arrêté ICPE le 14 juin 2006, le comité Rhéébù Nùù ainsi que toutes les associations environnementalistes de Nouvelle Calédonie ( 19 associations depuis octobre 2006) demandent un moratoire pour permettre une remise à plat du dossier. Pour Rhéébù Nùù, contradictoirement à ce qu’a déclaré le PDG de Goro Nickel ou les responsables politiques de la Province Sud, aucune garantie ne peut être donné aujourd’hui sur le fonctionnement future de l’usine de Goro pour fin 2008 et 2009. Car, qui peut garantir que CVRD sera en mesure d’y faire venir le minerais, de le faire fonctionner et de pouvoir rejeter sa pollution dans le lagon ? Pour le comité, les négociations qui doivent effectivement s’ouvrir en avril devront dire rapidement si ce projet est viable écologiquement, culturellement, socialement et économiquement. Pour le moment, ce n’est pas le cas . Les premières mobilisations pacifiques doivent démarrer en fin avril c'est-à-dire dans un mois. Enfin, le comité Rhéébù Nùù estime avec ses populations que la priorité reste la protection de l’environnement et que le classement du patrimoine marin du Sud au patrimoine mondial devra intervenir avant toute décision d’autorisation de fonctionnement de l’usine chimique de Goro Nickel.
Le Président
Le secrétaire général |