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Inco essaye une deuxième fois en Nouvelle Calédonie - leurs camions disparaissent
NOUMEA, Nouvelle Calédonie – Dans les profondeurs embroussaillées d’une vallée de cette ancienne colonie française dans le Pacifique Sud, le géant minier canadien Inco Ltd. est en train de découper un terrain de terre rouge énorme. Son goal : Construire une des mines de nickel les plus grande et plus compliquée que le monde n’a jamais vu.
La dernière fois qu’Inco était au travail ici, il y a quatre ans, son projet dit Goro est devenu un désastre. Le budget a gonflé d’environs $500 millions. Des chefs autochtones ont menaces de bloquer la mine. Des analystes de l’industrie ont contesté le principe du projet, qui comptait sur un traitement de raffinage difficile qui utilisait de l’acide à 500 degrés pour extraire le nickel – une matière utilisée dans tout de la cuisine aux pièces de monnaie en passant par les pendules d’horloges.
Maintenant, en plein le plus important boom depuis une génération, Inco est revenu sur l’île – connue aux américains comme la scène du hit de la télévision des années 1960s, « McHale’s Navy ». Tandis que beaucoup a changé sur le marché, pas beaucoup n’a changé sur le terrain.
Il y en a encore qui doutent de la rentabilité du projet. Les coûts sont encore en train de prendre de l’essor. Et un groupe de meneurs autochtones et leurs partisans – soucieux de l’impact environnemental et motivés pour une part financière plus importante – ont récemment pris d’assaut le site. Ils ont mis le feu à des engins et ils sont partis avec de l’équipement valorisé à des millions de dollars.
Cette nouvelle aventure d’Inco dans le Pacifique Sud met en évidence une nouvelle tendance dans le secteur minier. Comme le pétrole, la majorité des gisements faciles de matières premières comme le cuivre, le nickel et l’or ont déjà été découverts et exploités. Il reste des gisements plus pauvres dans des pays lointains et politiquement volatiles qui vont couter plus à développer que les veines d’auparavant.
Les tôts du nickel et d’autres matières premières a chuté au début de l’année à cause de doutes sur la durabilité de la croissance mondiale. Mais le nickel est remonté à u tôt record ces dernières semaines et les prix de la majorité des ressources reste quand même beaucoup plus haut qu’ils ne l’étaient il y a quelques années, grace à une demande importante en Chine – et des difficultés à augmenter l’alimentation au marché.
Les sociétés minières « vont avoir beaucoup de mal a trouver des projets faciles dans l’avenir », dit Alex Gorbansky, PDG de Frontier Strategy Group, une société basée à Cambridge, Massachusetts qui analyse les risques politiques pour les sociétés minières. « Ca va être des projets comme Goro qui ont un potentiel énorme mais des gageures importantes. »
Des sociétés minières ont aussi du mal à développer des projets en Mongolie, Indonésie, et beaucoup d’autres endroit à cause de turbulences politiques.
Tout ça se coïncide avec une période de consolidation importante dans le monde minier – et surtout dans le marché du nickel. Inco a déclenché ça l’année dernière en faisant une offre d’achat pour son concurrent Falconbridge Ltd. du Canada, pendant que d’autres intéressés se sont abattus pour obtenir contrôle de ces sociétés. Juste l’année dernière, Xstrata PLC de la Suisse a augmenté son offre pour Falconbridge.
Mais la plus grande transaction proposée est celle de Phelps Dodge Corp. qui a récemment offert $40 milliards pour racheter Inco et FalconBridge.
Même si aucune de ces transactions n’a vu le jour, la fusion Phelps Dodge Inco serait parmis les plus grandes sociétés minières au monde. Phelps Dodge a misé une partie de son future pour développer un gisement de cuivre énorme au DR Congo, un des pays les moins stable du monde.
Récemment, le coutumier Raphaël Mapou était debout sous un énorme mât-totem sur le sommet d’une montagne balayée par le vent qui dominait la région. Monsieur Mapou jure que temps que le totem est debout, Goro, qui prend le nom d’une tribu avoisinante, ne sera jamais finis telle que planifiée. « Il y aura une mobilisation et il y aura de la violence », a-t-il dit. « Sans aucun doute. »
Pourtant Inco monte en puissance. Inco est en train de finir le travail sur un nouveau port profond et des réservoirs d’extractions qui seront la taille d’immeubles à neufs étages. Dans quelques semaines, Inco commencera a assembler la pièce principale du projet : une usine de traitement de nickel d’haute technologie composée de plus de 400 sections préfabriquées actuellement en construction aux Philippines. La plus grande pièce pèsera 750 tons et nécessitera une des grues les plus grandes du monde pour la mettre en place quand elle arrivera par bateau.
Découvert en 1751, le nickel est vite devenus une des matières les plus prisées du monde. Les deux tiers de l’approvisionnement du monde est utilisée pour faire de l’acier inoxydable, qui est utilisé pour faire de tout, des casseroles aux usines de raffinement. Le nickel est aussi dans les batteries et autres composants électroniques.
La majorité de la production récente du monde a été miné de gisements qui sont relativement facile à exploiter, principalement du Canada et de la Russie. Mais ces gisements, appelés sulfites, ne représentent qu’environs 40% ou moins des réserves restantes du monde selon les sociétés minières et les analystes de l’industrie.
Le reste des gisements s’appellent des latérites, ils sont souvent plus pauvres et les sociétés minières les ont souvent rejetés dans le passé parce qu’ils sont difficiles à traiter.
La séparation du nickel de la roche latérite peut demander des quantités énormes d’énergie, rendant l’exploitation excessivement chère dans certains cas. Une méthode qui est potentiellement moins chère et qui consomme moins d’énergie s’appelle « l’hydrométallurgie ». Ce traitement compliqué implique mettre le minerai dans des réservoirs à haute pression où il est soumis à une chaleur et pression intense avec de l’acide.
Les sociétés minières ont dépensé des sommes immenses dans les années 1990s à essayer la méthode hydro métallurgique, principalement en Australie. Elles se ventaient que leurs technologies allaient ouvrir d’importants gisements de nickel à des coûts faibles, tout en assurant que la demande mondiale serait assurée pour des décennies à venir. Le tôt du nickel a chuté sous les anticipations de tout ce nouvel approvisionnement.
Ces expériences étaient plutôt des échecs, en partie parce que le matériel n’a pas pu subir les forces effrayantes de la chaleur et pression intenses. Des problèmes de maintenance ont forcés des arrêts fréquents et les coûts ont augmentés.
Inco dit qu’ils ont appris des erreurs passées de l’industrie. Sa nouvelle usine a été plus testée que les efforts précédents et utilise des matériaux plus robustes tel que des valves spéciales en titane qui gèrent le flux d’acide. Ils disent que Goro pourra produire environs 60 000 tons métriques par an – a peu près 5% de la consommation mondiale. De plus d’importance, ils disent, que la technologie sera prouvée sûre et pourra ouvrir d’autres gisements ailleurs, y compris d’autres sites en Nouvelle Calédonie.
La Nouvelle Calédonie d’a peu près la taille de New Jersey avec environs 225000 résidents et jusqu’à 20% des réserves mondiales du nickel.
Elle a été colonisée par la France dans les années 1800s et demeure un territoire de l’état français qui continue son autorité judiciaire et de la police.
La plus grande section de la population est Mélanésienne, un groupe autochtone de peuples des iles du Pacifique Sud. Ils représentent 40% des résidents de l’isle et ils s’agitent pour une indépendance totale de la France. Les français métropolitains représentent un autre tiers de la population, principalement dans la capitale Nouméa, une ville côtière vallonnée qui a une ressemblance à la Côte d’Azur, avec des bars extérieurs et des bateaux dans ses baies bleues.
Au début des années 1900s, le minerai de la Nouvelle Calédonie était riche – jusqu’à 15% nickel – les mineurs pouvaient l’extraire à la hache et l’emmener au marché à l’aide d’ânes. Aujourd’hui, ce minerai n’existe presque plus.
A Goro, la majorité du minerai a moins de 2% de nickel. Les géologue on exploré le gisement qui est proche d’un lieu de reproduction de baleine, dans les années 1960s. Mais le gisement est resté inexploité pendant des décennies parce que personne ne pouvait le miner à bénéfice.
Inco, qui avait déjà était active dans la zone, a acheté des concessions minières supplémentaires dans les années 1990s d’une société appartenant à l’état français. Elle a crée une usine pilote pour tester son propre procédé hydro métallurgique et, satisfait de ses résultats, a autorisé la construction finale en 2001.
Fin 2002, l’avenir d’Inco ici devenait moins sûr. Parmis d’autres problèmes, elle a découvert des zones souterraines qui n’étaient pas structurellement sûres, et elle a arrêté la construction.
« On se demande bien que faisaient les ingénieurs » la première fois, dit Ron Renton, un ancien gérant à Alcoa Inc. qui est devenu le PDG de Goro fin 2004.
Inco a emmené une équipe d’ingénieurs pour re-évaluer le projet. Ils ont réduit le site à 64 acres, a peut près la moitié de la taille du projet initial. Ils ont replanifiés des éléments de l’usine et ils ont fait d’autres modifications pour réduire la quantité d’acier utilisé par le projet à environs 9000 tons d’environs 24000 tons avant.
Plutot que de construire un nouveau réservoir coûteux pour fournir l’eau à l’usine, les ingénieurs ont trouvé une façon de prendre de l’eau d’un reservoir existant à environs 20 miles du site. Les ingénieurs ont aussi decidé de construire l’usine hydro métallurgique en pièces aux Philippines, plutôt que d’importer les ouvriers et les matières vers la Nouvelle Calédonie.
Arrivé en 2005, la construction a recommencé. La majorité des analystes pensent que Goro marchera cette fois, mais à un pris plus élevé qu’anticipé. Des representants d’Inco disent qu’ils vont revoir le prix du projet de $1,9 milliard et vont annoncer des nouvelles estimations plus tard dans l’année.
Récemment, plusieurs centaines de camions et d’autres véhicules étaient occupés à raser une vallée verte et large, a transporter de la terre et à poser du béton. Des sous traitants finissaient la base vie des ouvriers qui a un terrain de football, quatre salles à mangers et un bar qui sert de la bière française. Une nouvelle centrale d’énergie dominait la terre rouge encadrée de montagnes vertes lointaines.
Les représentants d’Inco reconnaissent que la mine va produire des déchets qui peut être dépassera des normes internationales. Mais ils disent qu’un système pour rejeter des déchets dans la mer dispersera les matériaux de façon à ne pas détruire l’environnement.
Des membres de Rheebu Nuu, un groupe associatif autochtone, disent qu’ils s’inquiètent que le processus hydro métallurgique va apporter des nouveaux problèmes environnementaux qui ne sont pas encore compris. Ils veulent que le projet soit arrêté jusqu’à ce que toutes les conséquences environnementales soient étudiées.
Ils veulent aussi une part plus importante dans le projet. Pour l’instant, les résidents sont propriétaires de 10% du projet. Mais le meneur autochtone monsieur Mapou, un ancien fonctionnaire dans le domaine des mines, dit que si la mine continue, les résidents méritent « au moins 35% » des bénéfices. D’autres meneurs autochtones disent 40%.
Des manifestants ont déjà crées des retards. Des membres de Rheebu Nuu sont rentrés dans la mine une nuit en avril et ont pris des millions de dollars de camions et équipements. Plus tard, les camions et bulldozers fut retrouvés abandonnés sur toute l’île. Des manifestants ont aussi bloqués un carrefour important menant au site, le blocage a duré jusqu’à ce que la police est arrivée et lâché du gaz lacrymogène sur la foule.
Les chefs disent que si leurs demandent ne sont pas répondus, ils pourraient recommencer les manifestations en mi-avril. Inco disent qu’ils rencontrent les riverains plus souvent et pensent que les relations s’améliorent. La société a aussi amélioré la sécurité à sa mine.
Les manifestations violentes ne sont pas une nouvelle chose dans les mines. Mans les groupes autochtones sont devenus de plus en plus sophistiqués depuis le dernier boom des matières premières et ils sont plus au courrant d’autres mouvements pour préserver l’environnement pour le bien des populations locales. Les leaders en Nouvelle Calédonie citent les évennements récents en Bolivie, où le président a nationalisé une grande partie de l’industrie d’énergie plutôt que de laisser des multi nationales la contrôler.
« Ils devraient fermer toutes les mines », annonce Walter Maperi, un homme de 34 ans qui vend du kava, une boisson à base de plantes, d’une cabane dans la mangrove près de Nouméa. Récemment il portait une casquette « Rheebu Nuu » et passait une cigarette roulée à ses amis assis sur des sièges de voitures.
Monsieur Maperi dit qu’il peut faire jusqu’à $300 par jour avec la vente de kava. « Le nickel n’est pas la seule chose qui permait de vivre – avant le nickel, les gens réussissaient », dit il.
Les représentants d’Inco disent qu’ils pensent que le traitement hydro métallurgique est en faite moins destructif pour l’environnement que d’autres techniques. Ils disent aussi que les manifestants ne sont qu’une petite proportion de la population – une évaluation partagée par beaucoup de résidents qui sont pour Goro. Parmi eux il y a beaucoup de mélanésiens et des membres du gouvernement qui pensent que le projet est critique pour l’avenir économique de la Nouvelle Calédonie.
« Il y a beaucoup de confiance en ce projet », dit Jeffery Zweig, vice président de la finance et l’administration à Goro. « L’important est de faire les choses bien ».
Patrick Barta
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