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Goro Nickel : Mapou et Wamytan accusent l'Etat'de complicité de désastre écologique
Raphaël Mapou et Rock Wamytan ont accusé l'Etat d'être le "complice actif d'un désastre écologique" à propos du projet Goro Nickel, que Dominique Voynet a qualifié de "caricature de violation cynique du droit". Alors que les deux groupes de sénateurs coutumiers de retour du Brésil n'ont toujours pas commenté leur voyage et ce qu'ils ont vu des capacités du nouveau propriétaire de Goro Nickel à prendre en compte l'environnement et les populations locales, Raphaël Mapou et Rock Wamytan ont tenu à Paris, dans les locaux de l'Assemblée nationale, une conférence de presse pour . dénoncer la " complicité" de l'Etat dans un " désastre écologique ". Ils ont, selon l'Agence France Presse, menacé de façon à peine voilée de recourir à la manière forte lors des élections à venir. " En avril-mai, ça va chauffer ", aurait annoncé Raphaël Mapou, le secrétaire général de Rheebu Nuu. " La tribu de Goro, at-il précisé, est en train de construire une barrière pour empêcher la mise en place du tuyau" de rejet des effluents dans le canal de la Havannah.Cette référence à la prochaine période électorale n'est pas étonnante dans la mesure où" en Nouvelle-Calédonie, la classe politique évoque une probable candidature de MM. Mapou et Wamytan aux législatives, sous étiquette Caugern. « Quasi clandestin » selon VoynetVenue apporter son soutien aux opposants à l'usine du Sud, Dominique Voynet, sénatriée et candidate des Verts à l'Elysée, a qualifié le projet Goro Nickel de " caricature de violation cynique du droit ", et évoqué un " développement anti-démocratique, souterrain et quasi clandestin" du chantier. MM. Mapou et Wamytan , qui ont rappelé les récents épisodes judiciaires du dossier, ont également souligné le vide juridique qui existe en Nouvelle-Calédonie en ce qui concerne l'environnement. Leur avocat s'est pour sa part insurgé contre les dépassements des taux de rejets accordés par dérogation à Goro Nickel, notamment en ce qui concerne le manganèse. Rappelons, ce qui n'a peut-être pas été fait à Paris, que ces dérogations étaient celles de l'ancien arrêté ICPE (qui est une autorisation d'exploiter et non de construire), qu'il est aujourd'hui caduc et qu'une nouvelle enquête publique préalable à un nouvel arrêté ICPE va être lancée sur la base des recommandations d'une contre-expertise d'un an sur les rejets en mer. HL
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