|
| english Goro Nemo! Signez la petition! L'usine du Sud en 8 points... |
|
Communiqué (1er Avril 2006) BLOCUS GENERAL D’INCO - GORO NICKEL NOS REVENDICATIONS SONT CONNUES : -Stopper la construction de l’usine = annulation de l’arrêté ICPE de la Province Sud = arrêt de l’immigration = arrêt de la pollution sauvage. -Réhabilitation des lieux - mesures conservatoires s’il y lieu -Reconnaissance des droits autochtones - souveraineté permanente du peuple autochtone sur ses ressources naturelles. Depuis 2002, nous avons eu l’occasion de nous expliquer sur le combat que mène notre comité pour défendre l’environnement naturel du grand sud, le préserver contre l’implantation d’une usine chimique appelée Goro Nickel ou l’usine du Sud. Comme chacun le sait, à partir de septembre 2003, Inco a coupé les ponts de la discussion. En juin 2004, trois mois après son élection, Philip Gomes nouveau parvenu à la Présidence à la Province Sud, refusait de discuter sur les bases du travail élaboré depuis 2002, avec les autorités coutumières de Yaté. Après 24 heures passées en juillet à Brisbane avec les responsables d’Inco, il revenait gonflé à bloc à la vitamine x, avec une confiance inébranlable à Inco. En retour il leur promettait d’aller vite, un arrêté ICPE en septembre/octobre 2004, le soutien de Néaoutyine et de Hnépéun les indépendantistes du Nord et des Iles et la défiscalisation de l’Etat Français pour fin décembre. En février 2005, nous étions déjà descendu sur le terrain pour exiger la contre expertise environnementale qui doit porter selon nos propositions sur le « rejets en mers des métaux lourds », « les pluies acides », « la pollution de la nappe », les normes de sécurité iso 9001, 14 001, Sévéso etc…et que nos demandes en matière de droits autochtones soient prises en compte. Nous sommes passés devant le tribunal correctionnel devant lequel nous avons évoqué notre « Etat de Nécessité » et notre « Etat de légitime défense » et le droit international qui place ce genre de conflits non pas sur le terrain des libertés publics et de l’ordre public, mais sur celui des droits de l’homme avec la discrimination exercée par le système et les multinationales contre notre population autochtone avec nos us et coutumes et notre mode collectif d’appréhension de la nature et de son environnement. GOMES n’a pas tenu ses engagements : le premier était de réunir la commission environnementale de la Province tout les 2 à 3 mois. Depuis septembre 2004, il n’ y a eu que 3 réunions, en avril, mai et novembre 2005. Le deuxième concerne le Cereges chargé de la contre expertise. Rhéébù Nùù en est le demandeur depuis 2OO2 et comble de l’histoire ces messieurs depuis leurs installations sont en permanence en contact avec Inco et la province Sud. Jamais il n’y a eu de tête à tête avec Rhéébù Nùù ! c’est quand même grave pour des contre experts indépendants. Le troisième est le rapport préliminaire portant sur une étude sur les expériences mondiales ayant un rapport avec la bioaccumulation et la toxicité du manganèse et des métaux lourds dans la mer au vu également de l’état des connaissances actuelles. C’est le point N° 2 du cahier des charges. Gomes s’était engagé pour qu’un rapport soit déposé en juillet 2005 sur le bureau de la commission. Il n’ y a rien depuis. La tactique d’Inco, consiste à chaque fois à différer l’application des décisions qu’il juge incompatibles avec son usine et son modèle de profit. Différer pour lui permettre de construire et d’atteindre un seuil de non-retour. Le pire c’est qu’Inco tient Gomes politiquement parlant, et que ce dernier est juge et partie dans l’affaire. Il en est de même sur le plan judiciaire. Notamment avec l’affaire du recours déposé demandant l’annulation de l’arrêté ICPE de Gomes. Le jugement sur le fond a été annoncé par le juge en audience du TA pour les semaines à venir à partir du 1er février 2006. Nous nous retrouvons aujourd’hui avec un jugement pour juin, c'est-à-dire quelques mois après. En faîte la manœuvre est simple et Gomes l’a annoncé dans sa dernière lettre adressée à Rhéébù Nùù à savoir : il faut régulariser les irrégularités dénoncées par l’avocat de Rhéébù Nùù dans son recours. La manœuvre a commencé en fin septembre 2005 et n’est apparemment pas terminée. Nous avons essayé et continuons à vouloir faire confiance à la justice mais, comment faire quand d’une part, l’administration compétente est partie prenante du projet- Gomes sait que si ce projet ne se fait, il risque de ne plus être président de la Province Sud ?! Comment faire quand on a à faire à l’industriel le plus polluant du Canada qui a dans son histoire trempé dans des histoires louches en Amérique Latine et en Indonésie ?! Plus que jamais, L’Inco sûre de son « bon droit » accordé par le Président de la Province Sud , soutenu par les Présidents indépendantistes du Nord et des Iles, veut avancer et réaliser une usine nouveau modèle dans le monde, chiffrée à environ 220 milliards CFP mais dont il ne supportera que 50 % de l’investissement, les collectivités de la Nlle Calédonie et de l’Etat Français finançant indirectement ou directement les autres 50%.
Nous dénonçons l’arrivée des premiers philippins sur le site et nous
continuerons à nous opposer contre leur massive venue.
Nous sommes révoltés et dénonçons fermement les différents
engagements non tenus par Inco et le Président de la Province Sud, depuis
octobre 2004.
Nous invitons la population à participer à la journée récréative
prévue dimanche 26 mars sur le terre plein de la madeleine. Au programme :
pétanques, bingo, brochettes. Dans l’A.M, visite guidée- mines et site et prières au pied de GÖÖ VARE KAN .
Il leur appartient à GOMES et INCO d’ ouvrir la table d’une vraie négociation intelligente et dans le respect mutuel.
Rhéébù Nùù ( l’oeil du pays) ne faillira pas à sa mission :
« protégeons notre terre et notre lagon » ! |